
Alors, pourquoi l’Ancoliegraphe ? C’est pas un peu bizarre, comme nom ?
Au commencement de mon projet de graphiste-illustratrice, je me suis demandé ce que je voulais représenter… car poser le crayon sur le papier, c’est une chose, mais savoir ce qu’on veut dessiner, c’en est une autre !
À cette époque, je passais beaucoup de temps dans les cafés à dessiner et à observer les gens aller et venir. Beaucoup semblaient tristes et amers en cette période de fin d’année où les mauvaises nouvelles s’étalaient en gros titres racoleurs. Ce qu’il y avait de plus terrible à mon sens dans leurs yeux et dans leurs paroles, c’était cette absence d’espoir que la vie peut changer en mieux.
De là l’idée du nom l’Ancoliegraphe : comme la fleur l’ancolie, dont on pensait au Moyen-Âge, qu’elle pouvait soigner les humeurs tristes, je veux dessiner d’autres possibles pour le monde du bout de mes crayons, à grand renforts de couleurs.
(Disclaimer : N’allez pas tester la décoction d’ancolie chez vous, hein, c’est juste un symbole ! Beaucoup de plantes qu’on pensait inoffensives au Moyen-Âge sont en réalité très dangereuses pour la santé, voire absolument fatales !)