Comment aimer septembre malgré la rentrée

… ou du moins l’aborder un peu plus sereinement

Bonjour tout le monde,

Pas vraiment de point culturel aujourd’hui, mais un petit article qui j’espère vous aidera à apprécier la rentrée de septembre ou du moins vous la faire aborder d’un coeur un peu plus léger, si vous vous sentez déjà épuisés à l’idée de retrouver le quotidien, la foule dans les transports en communs ou la grisaille <3

Voici une petite liste (non-exhaustive) de ce qui fait de septembre un mois à aimer :

L’arrivée imminente de l’automne et toutes les sensations associées : le fond de l’air frais et humide, les premières pluies fines qui tourbillonnent dans le sifflement chantant des bourrasques et trempent la terre juste assez pour que l’on commence à sentir le parfum de l’humus, le bruit léger des feuilles qui tombent des arbres, puis le craquement qu’elles font quand on marche dessus ; les parcs et jardins qui reverdissent jusqu’à ce vert particulier et intense sous le gris perle des nuages et qui ressemble à celui qu’on peut voir en Écosse ; les frondaisons éclatantes de couleurs balayées par le vent, loin de l’immobilité d’une journée d’été trop chaude ; les flaques se reforment, les oiseaux n’ont plus besoin de faire cinq kilomètres en plus pour pouvoir boire. Regarder le monde en Technicolor, sans le filtre sombre et triste des lunettes de soleil. Et tout semble revivre.

Le retour des citrouilles dans les magasins : je me rappelle, à l’école primaire, avoir fait de la marmelade de citrouille avec ma classe, dans les cuisines de la cantine, et le pot fièrement ramené à la maison, dévoré en un clin d’oeil. Et ce qui est vraiment extraordinaire avec les citrouilles, c’est qu’on peut les utiliser dans des recettes extrêmement variées et toujours surprenantes : en purée avec des pommes de terre, ou la cuire puis la mixer pour l’ajouter comme liant parfumé dans des gâteaux comme les muffins, ou à verser dans des boissons comme des smoothies ou des lattés. On peut aussi griller les pépins de citrouille au four, avec du sel et des épices, pour l’apéritif. Les recettes anglaises et américaines abondent en recettes à base de ce légume, souvent plus amusantes qu’en France, où la pauvre citrouille est souvent cantonnée aux soupes.

Le vent de renouveau de cette période de l’année, surtout si on a gardé son âme d’enfant : la joie de déambuler dans les allées d’un magasin de papeterie pour dénicher de belles fournitures de bureau, même si ce n’est qu’un stylo-bille noir ou bleu tout ce qu’il y a de plus basique, acheté en lot de trois ou quatre – parce qu’à ce moment-là c’est pile le stylo qu’il nous faut, un stylo pratique qu’on traînera partout dans notre sac pour écrire nos nouvelles idées, nos to-do lists, et finalement, à travers lui, un petit bout de notre histoire quotidienne.

Last but not least : les promesses de rentrée ! Je sais que quand on parle de « promesses de rentrée », de « bonnes résolutions », comme pour la nouvelle année, on a un peu tendance à rouler des yeux ou à assener à l’imprudent naïf qui s’y risque un retentissant : « Tu sais que ça ne sert à rien, que tu ne vas pas tenir deux semaines ? Il y a des études qui le prouvent, ça ne marche pas ». Et oui, c’est vrai : ça ne marche pas… toujours. En tout cas pas avec un état d’esprit si défaitiste ! Cela fait dix ans que je fais des listes de bonnes résolutions, des listes à la saison, au mois, à la semaine, des listes quotidiennes, des master to-do list… au fond, il n’y a pas tellement de différences entre une liste de bonnes résolutions et une to-do list : on y écrit ce qu’on souhaite réaliser pour telle année, tel mois, tel jour, comment le faire et l’échéance. Tout simplement. Et même si la liste n’est pas complétée à 100%, même si on ne la réussit qu’à 1%, elle vaut quand même le coup, parce qu’elle aura quand même fait une différence sur deux points : premièrement parce que 1%, c’est déjà mieux que rien du tout, et deuxièmement parce comme on aura eu les yeux qui brillent et la volonté d’être la meilleure version de nous-mêmes cette année, on aura à la fois boosté sa bonne humeur pour un instant et protégé ses cellules du stress oxydatif que ressent quelqu’un qui vous lance sans que vous l’ayez demandé le fameux : « Les bonnes résolutions… ça ne sert à rien !! ». Vous, vous aurez essayé. Et plus on essaye, plus on s’approche de son but ;).

Pour la petite histoire, on m’a souvent lancé des « ça ne sert à rien », « tu n’y arrivera pas » ou des « il faut avoir le don pour ça » (sûrement parce qu’il y a sur Terre des gens qui naissent astronautes ET génies de la mécanique quantique ET prix Nobel de la Paix et qui saluent la sage-femme et leur maman en 125 langues alors qu’on n’a même pas encore coupé leur cordon ombilical, allez savoir !).

Et comme j’aime apprendre de nouvelles choses et dire que j’apprends de nouvelles choses, on me l’a dit très, très souvent. Au point où ça ne m’affecte plus, voire au point où je trouve drôle de développer une compétence juste pour montrer aux Déprimeurs de Service, Massacreurs de Rêves, Maîtres de conférence ès Tristologie, qu’essayer ça finit par payer. Armée de ces listes de bonnes résolutions et autres, j’ai amélioré mon anglais au point de comprendre sans souci la plupart des vidéos YouTube que je regarde sans sous-titres et pouvoir avoir de vraies discussions avec des Anglais, appris de zéro des techniques comme le crochet, la dentelle Shetland au tricot, différents points de broderie, des techniques de dessin, de peinture, de design de motifs à imprimer, des bases de code informatique et la gestion de sites web, des techniques de design et de construction de peluches, de petits objets de décoration, de jouets en papier en 3D, de création de bijoux, et lu en moyenne entre 30 et 40 livres par an… entre autres… juste en établissant une liste, en me fixant quelques tâches simples à faire par jour et jusqu’à récemment, avec un travail à temps plein à côté. Alors oui, croyons à nos promesses de rentrée 🙂 !

À toutes et tous, je vous souhaite une future belle rentrée de septembre, un retour facile à la vie quotidienne, la joie d’un temps plus frais, des repas d’automne réconfortants, et d’avoir les yeux qui brillent au moment où, stylo en main, vous choisirez d’écrire la liste de vos propres promesses en les considérant de nouveau sous l’angle du possible.